• 13h10 Raharinaivo Randrianantoandro et Mejamirado Razafimihary sont venus se présenter à la brigade de la gendarmerie à Fiadanana ce matin. Ils ont été convoqués pour des enquêtes sur les actes de terrorisme pour lesquels ils sont soupçonnés. – 21/07/09
  • 13h30 Selon plusieurs sources, Andry Ralijaona se serait également présenté très tôt ce matin à la section des recherches criminelles à Fiadanana. – 21/07/09
  • Réaction de Raharinaivo Andrianatoandro, accusé d’être l’un des commanditaires des récents attentats : “Je n’ai rien à me reprocher, et je suis contre la violence, c’est pourquoi je suis à la disposition des forces de l’ordre pour les enquêtes. Ils n’ont pas respecté les droits de l’homme en annonçant nos noms, avant même le début d’une enquête officielle. Tout ceci est fait pour stopper le mouvement “légaliste” d’Ankorondrano”. – 21/07/09

Lu sur orange.mg.

Attitude exemplaire et pleine de courage !

Allez, on est avec eux !

Le week-end dernier fût pour le moins sanglant mais reste rempli d’anomalies qui méritent que l’on s’y intéresse de près pour analyse.

La première anomalie détectée, c’est la rapidité des autorités de la HAT à désigner les coupables :

Immédiatement après les “attentats”, le Commandant de la Gendarmerie Nationale pour la Région Analamanga, le Colonel Richard Ravalomanana (aucun lien de parenté avec le Président) annonçait déjà avoir la liste des commanditaires et les appelait à se rendre : un Ministre et un SG de l’Administration Ravalomanana, un député de la mouvance Ravalomanana, et un responsable ministériel…

Dans un pays où il est quasiment impossible de retrouver un objet volé (voiture, téléphone…) ou d’arrêter des criminels en cavale, le Colonel Ravalomanana a fait preuve d’une célérité pour le moins étrange, sinon suspecte.

Le fait qu’il annonce même le nombre de bombes  (3000 à 6000) présumés nous donne à penser :

Mais si il sait qui est derrière et ce qu’ils ont, pourquoi n’arrive-t-il pas à empêcher les attentats ?

En clair, il y a deux options :

  1. soit il est effectivement au courant et cela veut dire qu’il laisse faire les attentats;
  2. soit il n’est pas au courant et il est incompétent.

Dans l’option 1, en question sous-jacente on doit donc se demander, pourquoi laisse-t-il faire les attentats ? La seule raison possible serait que ces attentats sont “dans son intérêt” : il apparaît ainsi comme indispensable, il créé la demande, au prix du sang. Autre possibilité, cela permet d’avoir un prétexte pour arrêter des personnes gênantes.

Dans l’option 2, en question sous-jacente on doit donc se demander, s’il n’arrive pas à arrêter les attentats car il n’est pas au courant, sur quelles bases accuse-t-il les présumés coupables ? N’est-ce pas juste pour profiter des l’occasion pour avoir un prétexte pour arrêter des personnes gênantes.

Ainsi, que ce soit dans l’option 1 ou l’option 2, il apparaît certain que le but de cette démonstration médiatique post-“attentats” vise à discréditer des “éléments gênants” pour la HAT.

Or, quand on sait qu’un mandat d’arrêt a été lancé précédemment par la HAT contre Haja Nirina Razafinjatovo, Ministre des Finances sous le Gouvernement Rabemananjara et que son SG Henri Bernard Razakariasa, haut technicien était devenu gênant pour la HAT depuis que Marc Ravalomananana l’avait nommé Ministre des Finances du Gouvernement Manandafy…on fait vite un raccourci sur l’identité de ces éléments gênants.

En bref, qu’ils soient impliqués ou pas, une chose est certaine : la HAT veut faire incarcérer au plus vite des éléments gênants de la mouvance légaliste.

La seconde anomalie, c’est les motivations de ces “attentats” :

Si la HAT fait clairement pointer les auteurs des “attentats” vers la mouvance légaliste (elle avait déjà accusé les GTT d’avoir financé à hauteur de 250.000 € les bombes), quel intérêt la mouvance légaliste aurait-t-elle à commettre de telles actions ?

En effet, on sait que le mouvement est pacifique et que la grande majorité est pacifiste, qu’elle désapprouve la violence et c’est pourquoi les manifestations légalistes ce sont toujours déroulées dans le calme au Magro et Ambohijatovo sans pillages ni vols d’aucune sorte, à l’inverse des manifestants TGV.

Commettre ce genre d’actions pourrait susciter la désapprobation d’une partie des légalistes, ainsi à la question “A qui profite le crime ?” Il s’avère que le crime est plus intéressant pour la HAT que pour les légalistes. CQFD.

Ce genre d’actions, c’est aussi des motifs à arrestation, pourquoi les légalistes iraient-t-ils donner le bâton avec lequel la HAT s’empressera de les frapper ?

De plus, la manifestation de samedi dernier a été une totale réussite, glânant une foule extrêmement nombreuse dans un pacifisme exemplaire, pourquoi alors “faire péter” le soir même ? Le timing est trop beau pour être vrai.

Enfin, le Président Ravalomanana avait indiqué précédemment qu’il prendrait toutes les mesures nécessaires pour relancer l’économie à son retour, c’est-à-dire qu’il a une vision d’ensemble et à long terme pour le pays.

Cela signifie qu’il doit bien savoir l’impact que le mot “terrorisme” aurait sur l’économie. Qui dit terrorisme dit bye bye touristes, bye bye investisseurs.

Pourquoi irait-t-il faire du terrorisme alors que pour lui c’est se tirer une balle dans le pied à long terme ?

Par contre pour ceux qui ne voient qu’à 24 mois pour ensuite se raviser à 9 mois d’existence durant lesquelles elle se livreront à toutes leurs petites folies, les conséquences du terrorisme, qu’est-ce qu’on s’en branle ?

Quatrième anomalie, dans l’exécution des faits :

Des bombes, c’est censé exploser, toucher une cible. Avec la HAT, miraculeusement, les bombes n’explosent pas…on les trouve comme par enchantement….comme des œufs de Pâques.

Comme par magie, les auteurs se trimballent avec leur joli “Plan d’attaque” sur eux qu’on s’empressera de diffuser à la  TV alors même que n’importe qui sait qu’une opération terroriste/commando doit être mémorisée dans la tête et de rajouter que la bombette a pété car au lieu d’appeler leurs complices qui faisaient l’opération d’Ambidovona ils ont composé le numéro de la bombe.

Quand on fait une opération terroriste/commando, la base c’est de “compartimenter”, chacun exécute ses objectifs dans le silence radio, les uns ne devraient pas être au courant de ce que font les autres, justement pour ne pas faire capoter les autres opérations.

Et là, ils auraient appelé les gars d’Ambodivona depuis Ambohibao genre “Heu Mike, la CNME c’est la troisième à gauche nan ? Ah t’es occupé à buter un agent de sécurité, ok je te rappelle alors ! Tchuss”

Mais oui bien sûr….

A qui profite le crime ? Facile à deviner.