J’avais tout au plus une dizaine d’années quand un de nos enseignants nous avait lancé :

La diplomatie c’est l’art de l’hypocrisie, c’est l’art de dire tout le contraire de ce que l’on pense.

Evidemment, je n’ai rien compris à ladite phrase… je ne l’ai compris que quelques années plus tard et je m’en suis rappelé tout récemment face aux derniers évènements.

Il y a une phrase qui a fait sensation le 11 Juillet 2009 au Ghana, elle est du Président des Etats-Unis Barak Obama :

L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions.

Cette phrase illustre à elle toute seule la “vision” des grandes puissances pour l’Afrique. Vous pouvez l’interpréter au sens propre, c’est-à-dire que c’est une volonté franche et sincère mais…n’oubliez pas qu’en relations internationales, il n’y a pas d’amitié, de bonne volonté, il n’y a que des intérêts.

Ainsi si l’on applique le “décodeur diplomatique” évoqué précédemment, la phrase voudrait dire en fait : L’Afrique a besoin d’hommes forts et pas de fortes institutions.

Vu comme ça et eu égard au contexte actuel, cette autre traduction semble beaucoup plus fidèle et compréhensible.

Hé oui, le beau bama nous avait promis la fin des dictatures, le voici qui adoube Foza 1er, laisse faire son équivalent guinéen Camaron…heu pardon Camara. En outre, il n’émet guère de protestation sur le controversé Ali Bongo et on ne parlera même pas de Meli Melo Zelaya…

Vous pensiez que le monde allait changer avec beau bama ? Que yes, we can ? Hé ben non. C’est comme le fameux “Vitantsika” des  malgaches…on dit qu’on peut le faire mais on s’aperçoit au final que non.

Rassurez-vous, je ne suis pas anti-Obama, pas plus qu’anti-Sarkozy ou pro-Merkel…pour moi tout ce monde là c’est des acteurs de série TV, ils interprètent leur rôle.

Non ce qui m’intéresse, c’est la trame, le scénario car, découvrir l’intrigue de la série “Les Experts : Conakry” c’est découvrir ce qu’on nous réserve pour la série prochainement diffusée sur la TVM : Lasa ve gasy.

En fait, c’est comme un sitcom ou un policier, c’est toujours le même principe, on change juste les personnages :

Episode 1, on colonise et on se sucre. On importe des colonies les matières premières et on leur revend les biens manufacturés…avec une bonne valeur ajoutée naturellement. On se fait un max de blé et le blédard reste pauvre.

Episode 2, on décolonise brutalement voire violemment en laissant le pays à lui même sans les moyens de se débrouiller seul. Tant pis pour ces nègres non alignés, ils voulaient gérer seuls hé ben qu’ils gèrent leur merde té !

Episode 3, on arrive au chevet des décolonisés, on leur propose des jolis prêts pour qu’ils s’endettent à mort et vivent au dessus de leurs moyens.

Episode 4, on vient réclamer les échéances en sachant très bien qu’en face y a plus de sous. On impose donc des “ajustements structurels” : on prive l’État d’accomplir ses fonctions régaliennes, ses fonctions de souveraineté. On créé ainsi un Etat qui n’est pas un Etat et dont la population s’interroge de l’utilité puisqu’il ne les aide pas.

Episode 5, on envoie des missionnaires, des volontaires, un ramassis d’ONG et d’Associations…naturellement qui vont “pallier à la faillite de l’État” (qu’on a provoqué délibérément à l’épisode précédent) et qui seront donc les “sauveurs de la nation”.

Parallèlement, les gentils bailleurs arrosent de leur “jus” le pays pour poursuivre la spirale de l’enfer du crédit…hmm oui Bwana tu es trop bon !

Episode 6, on récupère les investissements abandonnés à la décolonisation pour une bouchée de pain à travers les “privatisations” sans manquer de lancer du “dain ! on vous a laissé plein de chose vous en avez rien fait vous les malgaches ! vous êtes des gacheurs c’est vrai lol !” et en plus on accroit l’emprise économique par un bon gros flux d’IDE. On exploite à mort les ressources et on revend les biens manufacturés comme à l’épisode 1.

Episode 7, on fait fusionner le pays avec des “blocs régionaux” pour faciliter le gouvernorat heu…l’intégration régionale avec vision officieuse : le new world order ?

Bon bref, vous l’aurez compris, la réalisation de ce scénario passe par une constante : des institutions faibles, un Etat faible.

Un Etat faible, c’est un Etat qui devra accepter toutes les conditions, c’est un Etat qui ne rechignera jamais à brader les ressources de son pays, prostituer sa population, baisser toutes ses barrières tarifaires. C’est un Etat qui n’aura jamais la vedette auprès de sa population car, on veut que la vedette soit bwana.

Et qu’est-ce qu’on a trouvé comme substitut à ces institutions fortes…des pseudo hommes forts. Des brutes en fait, des dictateurs. A travers leur coups d’Etat, leur népotisme, leur corruption, ils s’assurent que jamais ô grand jamais n’émerge dans leur pays une institution forte, honnête…osons le dire “éclairée”.

Ils joueront simplement le rôle de mpanera (intermédiaire) pour les bwana (investisseurs) qui veulent se taper de la malgachine pas cher.

Ouep, aujourd’hui un Président en Afrique, c’est tout simplement un maquereau et s’il s’avise de transformer sa pouliche en pute de luxe ou faire trop de faveurs aux autres clients que bwana ben pas grave…on le change par un autre.

Je ne prétends pas avoir la science infuse. Pour avoir du développement, la recette est connue depuis des siècles : puissance publique forte, urbanisation, industrialisation, éducation.

Aujourd’hui et depuis plusieurs années, la “communauté internationale” nous vend du “développement rural” (sic!), de la société civile en voici en voilà, de l’artisanat de péquenots, des méthodes d’apprentissage expérimentales (approches par con & pétences oé)….et vous pensez vraiment qu’ils veulent développer le pays ? Allons….Allons…

Regardez-vous, regardez autour de vous, ça nous a amené où tout ça ? Nulle part.

Les malgaches doivent décider de leur destinée, comme dirait Beau Bama “les africains doivent décider de l’avenir de l’Afrique”.

Comme la phrase précédente, il sait que c’est ce qu’il faut faire…mais qu’EUX ne veulent pas faire car cela signifierait la fin du bizna.

Dans les hautes sphères, les gens sont divisés vis à vis du diktat de la C.I :

- y a les prêcheurs : ceux qui te ressassent du PNUD, de l’IDH, de la bonne gouvernance et qui y croient vraiment à toute cette vaste escroquerie. Généralement, ils travaillent pour certaines institutions internationales.

- y a les “fay” (échaudés) : ceux qui ont voulu à un moment vraiment faire de la souveraineté nationale et ce sont embarqués dans le navire socialiste pour échouer dans les années 90 et comprendre que “bwana c’est plus fort que toi. Ils se sont adaptés au système en sachant pourtant bien le “scénario”.

- y a les putes : ceux qui sucent toutes les bites tant qu’elles payent. Libéral, social, humaniste bof…ce qui compte c’est la comm’, le 4×4 et la villa. Ils racontent tous les bobards que tu veux à la populasse tant que t’approvisionne les tickets carburants.

- y a les has been : ceux qui continuent de croire que la souveraineté nationale passe par la fermeture du pays et le retour au moyen age (Otrikafo, Andriana Reraka Company)

- y a les imbéciles heureux : ceux qui ne comprennent même pas un dixième de ce qui se trame et qui n’en en rien à péter en fait.

- y a moi :) …et peut être vous.

Je ne me fais pas d’illusions, on ne pourra peut être jamais rien faire contre le “scénario”…mais bon, si on le comprend au moins…on se couchera pas idiots ? :)

36 Responses to “L’Afrique n’a besoin ni d’hommes forts, ni d’institutions fortes…”

  1. elman Says:

    oh pt’ain, réveillé du pied gauche le Nj ? :)

  2. Ratezitra Says:

    Du calme, on tous comme toi entrain de mater les acteurs foza de quelle épisode déja, non merci. C’est du deja vu depuis 50 ans. Les faiseurs de SUCEPLACE.
    Que Dieu ait pitié de ces gens. Le pire est qu’ils en sont fières. Le plus grave est ce qui les attend. Les malgaches ne sont plus ceux de 70 ni de 90 mais des gens à qui on a ouvert les yeux et qui sont plus lucides et le restent. Un patriotisme intériorisé mais fortement explosif.

    • Ony Says:

      hélas! ce n’est qu’une minorité!! la mentalité des malgaches a bien changé, la majorité est maintenant facile à corrompre

  3. elisa Says:

    Pour consoler NJ,

    ” Nj, Nj, when will those clouds all disappear ?
    Nj, Nj, where will it lead us from here?
    With no loving in our souls and no money in our coats
    You can’t say we’re satisfied
    But Nj, Nj, you can’t say we never tried
    Nj, you’re beautiful, but ain’t it time we said good bye ?
    Nj, I still love you, remember all those nights we cried ?

    All the dreams we held so close
    seemed to all go up in smoke
    Let me whisper in your ear:
    Nj, Nj, where will it lead us from here?

    Oh Nj, don’t you weep,
    all your kisses still taste sweet
    I hate that sadness in your eyes
    But Nj, Nj, ain’t it time we said good bye?

    With no lovin’ in our souls and no money in our coats
    You can’t say we’re satisfied
    But Nj, I still love you, baby,
    Everywhere I look I see your eyes
    There ain’t a woman that comes close to you
    Come on Baby, dry your eyes
    But Nj, Nj, ain’t it good to be alive?
    Nj, Nj, they can’t say we never tried”

    Bon, une chanson triste mais… jolie, non ? J’espère que vous l’aurez reconnue. :) Faut pas se laisser aller dans la haine et le désespoir, NJ ! Y a pas que des cons sur cette terre. Oui, bon, c’est vrai, y en a vraiment beaucoup, mais mais mais… y a aussi des gens bien cool… comme vous… comme moi ? :) On y arrivera. Faut y croire et attendre la fin de ce scénario de bricoleurs. Quel navet ce film… ça n’en finit pas !!! Mais comme tous les films, celui là aussi aura une fin.

  4. Madagascan Says:

    Dans ton plan ya un méchant bwana et un gentil nègre, est-ce bien réaliste? N’y a t-i pas, à minima, des “victimes consentantes”?
    Ra8, le “bon élève” du FMI, tu le classe dans quelle catégorie?

    • stéph Says:

      Madagascan,

      Il n’y a pas que des méchants bwana ni que des gentils nègres.

      Mais il est incontestable que les bwana ont été “un tout petit peu plus” méchants que les autres (négro, rouges et jaunes confondus) et un tout petit peu plus longtemps aussi.

      On ne sait pas encore combien de rouges ont été exterminés par les ibériques aux XV et XVIème, ni combien de négres exilés-vendus-exploités par les franglohollandais aux XVIII et XIXème…
      On sait juste que les austro-italo-allemands ont liquidés 6 millions de juifs + qlqs millions d’autres peuples dont le faciès ne leur revenait pas.

      Ca crée evidemment qlqs responsabilités vis à vis du monde …

      Et le reconnaître honnêtement serait un minimum.
      Demander pardon relèverait de la politesse la plus élémentaire, cesser de foutre la merde ailleurs serait appréciable.
      Quant à contribuer REELLEMENT à faire un monde plus juste, vous croyez vraiment que bwana en soit encore capable ???

      • Raomlombelona Says:

        Chirac a demandé pardon pour la colonisation, mais bon c’était plus un geste politique que sincère, pour mettre fin à la polémique il y a quelques années quand ils (des lobbystes pied-noirs principalement) ont voulu faire passé une loi pour rendre obligatoire la présence dans les programme scolaire les aspect positifs de la colonisation.
        Son autre geste politique de l’époque a été de favorisé la production du film “Les indigènes”.

      • mUZIZ Says:

        …Le même Chirac qui, lors de sa candidature à la Maire de Paris, a déclaré qu’à 300m d’une barraque il sentait la présence d’un noir?!!!….

        …Madagascan!! bien sûr tu pourrais bien être une exception parmi les tiens mais …les choses sont comme elles sont…et on les évoque comme elles le sont….

        …si je me souviens, c’était bien ta belle mère qui se cassait le dos, sans même l’occasion de se plaindre, pour ses travaux des champs…tu crois que c’est ce qu’elle a vraiment voulu?

      • Madagascan Says:

        mUZIZ,
        Je ne sais pas ce que tu cherches à démontrer avec la grand-mère de mon épouse, mais ce que j’avais écris à l’époque, c’est que cette vieille dame, bien qu’elle jouisse aujourd’hui d’une vie confortable et tranquille, d’une retraite bien méritée, prenait plaisir à cultiver un lopin de terre, non pas par nécessité, mais tout simplement parce qu’elle apprécie ce travail de la terre, qui a été pratiquement toute sa vie.
        J’indiquais également que cela lui faisait plaisir que je vienne passer un peu de temps avec elle à remuer la terre, que l’on partageait un moment de complicité, en toute simplicité. Moi, vazaha, vazaha des villes en plus, et pire encore, vazaha plus à l’aise avec les livres ou les ordinateurs qu’avec un marteau ou un angady.

        Concernant Chirac, je ne me souviens pas d’une telle déclaration. A mon avis, tu veux te référer à un discours qui à l’époque (1991) avait fait scandale, et qui aujourd’hui serait carrément impossible. Tout le détail sur wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_bruit_et_l%27odeur_%28discours_de_Jacques_Chirac%29

        Si l’on veut être tout à fait honnête, il faut aussi mentionner que les hommes politiques malgaches prononcent très souvent des discours tout à fait racistes (contre les vazaha, les karana, sinoa, les autres régions…) sans que personne ne s’en émeuve.
        Je me souviens d’un discours de Marc Ravalomanana durant lequel il s’est permis d’imiter l’accent des vazaha parlant malgache devant un parterre de partenaires techniques et financiers (étrangers) du MAP.

        Pourrions-nous imaginer Nicolas Sarkozy imitant l’accent zézayant d’un officiel malgache en pleine session de clôture d’une réunion officielle?

        Pourrions-nous imaginer Barack Obama se moquer de l’accent britannique de Gordon Brown lors d’un point de presse commun?

        Comment Marc Ravalomanana aurait-il réagi, si Jacques Chirac, lors de son passage à Mahajanga en 2005, s’était pris, lors d’une allocution officielle, à imiter le français alors approximatif de Marc Ravalomanana?

        Malheureusement, la bétise (et le racisme, ca va avec) est l’une des choses les mieux partagées sur cette planète.

      • stéph Says:

        Justement MADAGASCAN,

        Nous pouvons, et Ravalomanana peut se permettre des plaisanteries douteuses sur l’accent des vazahas.

        Alors qu’avec Chirac, Sarko, Brown, Berlusconi et autre, ça ne passe pas !!

        POURQUOI me direz-vous ????
        Mais parce que entre les deux il y’a eu 1947 et 80000 morts (entre autre) !!!

        Je répète car tu comprends décidément pas :
        Ca crée une responsabilité morale devant la terre entière d’avoir foutu ses pieds partout dans le monde en y faisant, entre autre, des “petites” conneries.

        Alors faire table rase et RàZ (remise à zéro…) quand ça vous arrange, c’est trop facile, c’est gonflé, c’est malhonnête.

      • Madagascan Says:

        stéph, Je suis très étonné par ta réponse.

        Si je te comprends bien, j’aurai le droit de me foutre de la gueule des allemands à cause de 3 guerres et de centaines de milliers de soldats français morts.
        J’aurai le droit d’insulter les anglais pour la guerre de cent ans.
        Etant donné que je suis protestant, j’aurai le droit de pourrir tout les cathos français pour la Saint Barthélémy.
        Vu que je suis gaucher, j’aurai le droit de dénigrer tous les ergonomes de la terre pour penser les objets uniquement pour les droitiers…

        Cela n’a pas de sens.

        Stéph, très honnêtement, je ne ressens à titre personnel aucune dette morale auprès d’aucun peuple. Je n’ai jamais fait de mal à personne. Pourquoi devrai-je me flageller pour des faits historiques pour lesquels je n’ai aucune responsabilité.
        Je suis né blanc et français, comme tu es né malgache. Ni toi ni moi n’avons choisi notre naissance. Et ni toi ni moi ne pouvons ni devons porter les conséquences du passé historique de nos pays de naissance.

      • stéph Says:

        T’inquiètes pas MADAGASCAN, je te demanderai pas de te flageller en public ni de te faire hara-kiri sur ce forum pour certains de vos dirigeants et certains de vos ancêtres.

        Y’a longtemps que l’honneur ou l’obéissance sont des valeurs étrangères à l’Occident.

        Certains de vos dirigeants sont grotesques mais tu n’y es pour rien…
        Certains de vos ancêtres ont commis les pires abominations mais la mémoire est séléctive…

        Si c’est pas la génération actuelle qui demande pardon, qui le fera puisque vos ancêtres ne l’ont pas fait ?

        Ou alors on fait RAZ (remise à zéro des compteurs) et on repart pour un tour ?

      • Madagascan Says:

        stéph,
        Ton peuple n’a-t-il jamais fait la guerre à un autre peuple? Que tu sois merina ou sakalava, ton peuple n’a-t-il pas du sang de l’autre ethnie sur les mains?

        Ravalomanana lui même, lorsque Chirac s’est excusé pour 1947 (dont le nombre de morts a largement été surestimé par les communistes, tellement pressés de démanteler les colonies françaises pour en faire des annexes de Moscou) à Mahajanga en 1995, a répondu qu’il était né en 1949 et que cela ne le concernait pas.

      • stéph Says:

        Madagascan, voilà donc !!
        J’allais en parler de cet épisode de Mahajanga.

        Primo, tu apprendras que le malgache évite à n’importe quel prix le conflit ouvert, surtout entre responsables et a fortiori entre dirigeants.

        Secundo, le massacre de 1947 appartient au passé mais il ne sortira pas de notre mémoire. Si Chirac a pris cela pour un “reset général”, c’est son problème.

        Cela n’enlève rien à la responsabilité des auteurs car, il ne faut pas confondre le PARDON et l’OUBLI, 2 valeurs si proches en Occident.

        Quant à comparer les luttes claniques entre Merina et Sakalava avec la purge de 1947, c’est sacrément gonflé !!

  5. Nj Says:

    Madagascan,
    Y a pas de méchant bwana et de gentil nègre (vision manichéiste).
    Il n’y a que des intérêts et des rapports de force.
    Celui qui est en situation de force en profite c’est normal.
    Celui qui est en situation de faiblesse essaye d’échapper au plus fort c’est normal.

    Ex : Les Britanniques avec les Américains, la situation s’est inversée avec l’indépendance des ricains.

    En fait, si tu lisais bien mon article presque tout le monde est une victime consentante et se répartissent dans les diverses catégories que j’ai décrit.

    Ra8, c’était un prêcheur…mais là je crois qu’il s’est classé dans la catégorie “fay”.

  6. HoAiza Says:

    Bonjour à tous,

    Je voudrai attirer l’attention générale des Malagasy quand au paragraphe-ci :
    « Episode 1, ….On importe des colonies les matières premières et on leur revend les biens manufacturés…avec une bonne valeur ajoutée naturellement…. »
    ==> bien vrai et déplorable. A titre d’exemple: la création des zones franches, qui est carrément une exploitation de main d’œuvre à bon marché des pays pauvres ou en voie de développement

    Au “L’Afrique a besoin d’hommes forts et pas de fortes institutions”. Puis- je reprendre cette pharse aussi bien en substituant qquefois le « forts » par « FONCEURS »…

    Merci pour avoir émis ces lignes dont je pense réalistiques.

  7. Raomlombelona Says:

    Salut Nj,

    Très bon résumé du diplobuziness mondial. Le néocolonialisme, le néo-néopotisme, la mondailisation sauvage, on est maintenant en plein dedans. La noblesse a laissé la place à une bourgeoisie qui au final ne fait pas mieux (à Andafy comme à Dago.).
    Les politiciens corrompus, les patrons (vazahas ou gasy) qui exploitent les ouvriers, le charity buziness qui mange du caviar en distribuant de la soupe à l’eau, on connait depuis longtemps. Pourquoi encore s’en étonné? Ok en temps que bloggueur/ journaliste, c’est un peu ton devoir de nous raconter les dérives, mais c’est au final que l’histoire qui se répète. Seuls les acteurs et l’époque change.
    Et le reste alors? Pourquoi ne pas parler des choses positives et de ce qui font qu’il n’arrive pas à prendre le dessus sur les “méchants”? Pourquoi pas proposer des idées, des voies de solutions et de discussion?
    Je suis un vazaha, je ne renie pas la colonisation, bien au contraire. Je tiens nos groupes politico-industriels pour responsables de la situation dans le monde. Mais comme ils sont, on le sais déjà. Et on sait déjà que c’est aps en criant que les choses changerons, et, je pense, encore moins à Mada où la voie du peuple est soit étouffé soit récupéré par nos amis d’en haut.

    Bref, tout ça pour dire, je te lit depuis pas mal detemps (depuis que j’ia découvert mada en fait), et toi comme de nombreux bloggueurs, vous êtes la nouvelle génération éveillé pour moi, et c’est de vous que viendra la solution. Vous en avez la capacité, l’intelligence t la volonté, il faut juste trouvé la voie!

    • Madagascan Says:

      “et toi comme de nombreux bloggueurs, vous êtes la nouvelle génération éveillé pour moi, et c’est de vous que viendra la solution”

      Je crois que c’est justement toute l’ambition d’NJ et c’est tout à son honneur.

      Malgré tout, ce n’est pas parce que l’on est “éveillé” (et je rajouterai “volontaire”) que l’on détient forcément la solution.
      En vérité, il y a t-il réellement une solution?

      Moi, je n’en vois qu’une, mais elle est de longue haleine: Mettre en place un cadre qui favorise l’activité industrielle et la création de valeur à Madagascar.

      Pourquoi?:
      - Pour donner du travail au plus grand nombre (ce n’est pas avec une nation de commerçants et d’importateurs que l’on donne à manger à tout le monde)
      - Pour créer des richesses, des exportations, apporter des devises
      - Pour baisser la dépendance aux importations

      Comment?:
      - Avec de la stabilité politique
      - Avec un cadre légal clair et respecté
      - Avec un cadre fiscal incitatif, clair et respecté
      - Avec des infrastructures en état (routes, électricité, télécoms…)

      Mon point de vue est que cela est tout à fait compatible avec les exigences des bailleurs. Si l’on regarde bien, c’est même peu ou prou les exigences du FMI.

      Si l’on reliste mes points, nulle part on ne voit la démocratie. On pourrait se dire qu’un état non démocratique pourrait mettre tout cela en place. Mais cela serait dépendre de la bonne volonté de quelques personnes, et même d’une personne vu le régime présidentiel actuel.
      C’est pour cela qu’en filigrane, la démocratie devient une exigence, afin que le bon fonctionnement ne dépende plus d’une personne, mais d’que cela soit le cadre général qui garantisse le bon fonctionnement. C’est la phrase d’Obama “L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes”.

      Voilà ce qu’attendent les bailleurs. Ça et accessoirement que les intérêts de ces bailleurs ne soient pas trop malmenés.
      Donc, pas de menace sur les contrats de type Sheritt, Total, Rio Tinto… On évite d’éjecter un ambassadeur pour mauvais oeil (il lui a peut-être réellement porté malheur, finalement), on évite de mettre un revolver sur la tempe d’un autre ambassadeur, bref, on se comporte comme des gens bien élevés et pas comme des énervés.

      • rotsaka Says:

        Vraiment d’accord avec l’esprit général.

        Concernant les institutions fortes, cela peut effectivement se lire comme un appel à la démocratie.

        Mais au final des pays tels que la Chine ou le VN pourraient tout à fait correspondre à cette injonction : pas d’hommes forts mais une institution puissante : un PC omniprésent qui planifie et qui dirige.

        Enfin, à l’inverse, le Maghreb ou le Rwanda de Kagamé montrent aussi qu un homme fort se dotant d’outils de planification et d’exécution déterminés peut aussi développer un pays.

        Bref, de la vision, de la détermination et des moyens sont les plus surs garants de la réussite.

        Apres homme ou institution, cela importe peu. Des hommes forts dévoyés (Mugabe…) ou des institutions fortes intéressées uniquement par leur propre survie (Corée du Nord, Birmanie…) ont tout autant de chances d’échouer.

      • therack'iarivo Says:

        Ok sur bien des points Madagascan : nécessité de création de valeur ajoutée notamment!
        Par contre , tout ce qui touche au règle du commerce international , contrôlé par FMI,OMC, Banque Mondiale, doit être remise à plat !
        Il ne sert à rien de demander à un entrepreneur malgache de se ddémener si la règle est pipée d’avance:
        - L’autorisation quasi explicite du dumping commerciel par le jeu des subventions internes ( UE et USA..)
        - L’élimination des barrières douaniaires pour protéger les produits locaux versus le maintien d’un protectionnisme évident vis à vis des produits d’exportation des pays pauvres.
        Il n’y a rien de juste aujourd’hui dans la manière dont est régit les échanges Nord-Sud!
        Il faut revoir également comment rendre vraiment efficace le soit disant aide au développment : on passer à une enveloppe ed 10000000 milliards de dollars que cela restera du vent tant que cela reste pensé pour faire profiter les filiales des pays donnateurs! Rien de vraiment pérenne ne s’en découle en dehors d’uen dépendnace grandissante et le continuation d’un système de corruption …

  8. Kudeta Says:

    Admirez BôBama danser la salsa :-)

  9. achille52 Says:

    Le monde est un grand théâtre et tout le monde joue son rôle. Même si les pays riches ont exploités sans vergognes les pays pauvres, on remarque une légère différence est que de nombreux pays qui sont des anciennes colonies ont réussis à s’en sortir. On peut citer le Brésil, et l’Indonésie. Juste parce qu’ils ont dit ouste à la CI et ses organisations de voyous.

    Le problème n’est pas tel ou tel pays qui fait de la Real Politique, le putain de problème est que les dirigeants, notamment en Afrique pensent toujours comme les anciens colons, et ca ca risque pas de changer.

  10. Indépendant Says:

    Il s’est réveillé plein de fiel le NJ! C’est bon, il est sur la bonne voie de la rédemption.

    Le problème n’est pas tant que les forts exploitent les faibles. Cela fait partie de la loi naturelle contre laquelle on n’y peut rien et à laquelle il faut obéir.

    Le vrai problème c’est quand ceux qui subissent n’arrivent pas à sortir de leur mentalité d’exploités et qu’ils acceptent cette situation. Quand ils peuvent s’asseoir parce que les exploitants utilisent, de temps en temps, de la vaseline, ils croient être heureux.

    Les Malagasy font parties de ces exploités consentants. L’idée n’a pas encore germé dans nos têtes que certains rapports de force ont changé et que si on est faible dans certains domaines, on est fort dans d’autres et qu’il en est de même pour nos exploitants-donateurs-donneurs de leçons-etc.

    Le fait qu’on n’a pas gagné notre indépendance mais qu’elle nous ait été “généreusement” octroyée a sans doute fait de nous des éternels colonisés. Alors, il nous faut gagner, par nos efforts, cette indépendance qui nous a été “donnée” en 1960. Sinon, nous resterons encore des soumis pour longtemps.

  11. elisa Says:

    Désolée, mais le putain de problème de chaque putain d’individu c’est qu’il attend toujours tout d’un putain de dirigeant qui ne sera jamais un putain de Messie.
    Svp, arrêtez de taper sur Obama, aussi facilement, laissez-le faire son travail. Il y aura toujours des “putains d’individus ” pour lui mettre des bâtons dans les roues. Jalousie ou pour le porte feuille. C’est l’un ou c’est l’autre.
    TOUCHE PAS À OBAMA, NJ ! Tu n’es plus crédible.
    Il est beau, intelligent, brillant même, et ça fait chier plus d’un. il a pris une lourde rsponsabilité, très au sérieux, et comme il peut, il essaie d’avancer, de changer ce monde pourri jusqu’à la moëlle, dont on fait parti nous aussi.
    Faut savoir ce qu’on veut. Qu’on arrête de chercher, à tout prix un bouc émissaire. La saleté, le linge MALOTO BE, il est devant notre porte. On passe devant sans le regarder, en se bouchant le nez, et on demande aux vazahas de venir le laver. ça va pas non ?
    Encore une fois, FAUT SAVOIR CE QU’ON VEUT réellement.

    • njnb Says:

      elisa,
      Je touche à QUI je veux sur MON blog qu’il s’appelle Rajoelina, Ravalomanana, Obama ou Saint Pierre

      http://njnb.wordpress.com/si-tes-pas-content/

      Et comme tu insistes, je te fais un cadeau, voici sur un lien sur les prouesses du prix nobel de la paix :)
      http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/10/13/obama-a-envoye-13-000-soldats-en-afghanistan-sans-l-annoncer_1253052_3222.html

      • elisa Says:

        Oooooh alors là, si c’est TON blog, toutes mes excuses d’être entrée sans frapper !!!
        Bien à toi !

      • Rondro Says:

        Si si nj,

        Obama est plus beau, plus intelligent, plus noir, plus sexy, plus plus plus. C’est ca la dure realite de la vie.

        Et non, ce n’est pas facile d’être a la fois martin Luther King, Gandhi, Kennedy noir, saupoudre d’un peu d’Abraham Lincoln, double d’un Mandela, peut-être même un peu Che Gevarra, et pourquoi pas Jean 23, porter une auréole sur la tête en seulement neuf mois et avoir pour mission rien moins que de sauver la planète entière.
        C’est cruel de lui mettre la barre aussi haute a ce pauvre Obama.

        Alors le traiter d’une manière aussi cavalière ! Je comprends un peu l’agacement de cette folle amoureuse d’Elisa. :)

    • Rondro Says:

      Elisa,

      Obama EST MARIE maintenant. Tu ne peux plus rien faire. Il l’a dans la peau sa Michelle. Même une chanteuse de salsa n’a pas réussi a l’ébranler. :)

  12. Zaverty Says:

    comme presenté” il n’a pas tout à fait tort ” ;mais peut etre que moins de mots grossiers (meme si ils ont leur poids) donneraient plus d’approche aux problemes .On ne resoud pas les problemes seulement avec les mots .

  13. Thanos Says:

    Un air de déjà vu
    Le Monde diplomatique – Juin 2002

    Un crime parfait

    Revenons sur le coup d’Etat du 11 avril, au Venezuela, contre le président Hugo Chavez (1). Celui-ci a vite été rétabli dans ses fonctions, mais les leçons de ce putsch singulier – véritable cas d’école – sont loin d’avoir été tirées. Elles paraissent indispensables pour tenter d’éviter le nouveau soulèvement militaire qui s’annonce à Caracas…

    Ce qui stupéfie, tout d’abord, c’est la quasi-absence d’émotion internationale devant le forfait commis contre un gouvernement qui conduit, dans le plus grand respect des libertés, un programme modéré de transformations sociales et incarne l’unique expérience de socialisme démocratique en Amérique latine.

    Il est donc affligeant de constater que les partis sociaux-démocrates européens, dont le Parti socialiste français, sont restés silencieux durant le bref écrasement des libertés au Venezuela. Et que certains de leurs dirigeants historiques, comme M. Felipe Gonzalez, ont même eu l’indécence de justifier le putsch (2), n’hésitant pas à s’associer à l’euphorie que manifestèrent le Fonds monétaire international, le président des Etats-Unis et le premier ministre espagnol, M. José Maria Aznar, président en exercice de l’Union européenne…

    En Amérique latine, le dernier renversement par l’armée d’un président élu remontait à septembre 1991, lorsque, en Haïti, M. Jean-Bertrand Aristide fut déposé. La guerre froide étant finie, on croyait que Washington avait mis fin à l’esprit de l’« opération Condor » (3) qui, durant les années 1970 et 1980, au nom de l’anticommunisme, favorisa l’installation de dictatures en Amérique du Sud. On pensait que toute conspiration contre des régimes issus d’élections libres serait condamnée.

    Depuis le 11 septembre 2001, l’esprit guerrier qui souffle sur Washington semble avoir balayé ces scrupules (4). Désormais, comme l’a dit le président George W. Bush, « qui n’est pas avec nous est avec les terroristes ». Et M. Chavez était décidément trop indépendant. N’avait-il pas réactivé l’OPEP, ce cartel des exportateurs de pétrole, bête noire de Washington ? N’avait-il pas rencontré M. Saddam Hussein ? Ne s’était-il pas rendu en Iran et en Libye ? N’avait-il pas établi des liens normaux avec Cuba ? N’avait-il pas refusé de soutenir le plan Colombie contre les guérillas ?

    Il était devenu l’homme à abattre. Mais Washington ne pouvait le faire à la manière sanglante d’autrefois. Celle employée, par exemple, en 1954 au Guatemala, en 1965 à Saint-Domingue ou en 1973 au Chili. Chargé de ce dossier, M. Otto Reich, sous-secrétaire d’Etat aux affaires interaméricaines, a observé qu’au cours de la dernière décennie, bien qu’il n’y ait pas eu de coup d’Etat, six présidents latino-américains démocratiquement élus ont été renversés – le dernier d’entre eux fut M. de la Rua en Argentine. Pas par l’armée, par le peuple.

    Tel sera donc le modèle adopté pour renverser M. Chavez. D’abord, une coalition de nantis – rassemblant l’Eglise catholique (représentée surtout par l’Opus Dei), l’oligarchie financière, le patronat, la bourgeoisie blanche et une centrale syndicale corrompue – se rebaptise « société civile ». Ensuite, les propriétaires des grands médias établissent entre eux un pacte mafieux et s’engagent à soutenir les campagnes que chacun lancera contre le président au nom de la défense de la « société civile »…

    Ne reculant devant aucun mensonge, les médias vont chauffer à blanc l’opinion publique en assénant une idée fixe : « Chavez est un dictateur », certains n’hésitant pas à affirmer, alors qu’il n’y a pas un seul prisonnier d’opinion : « Chavez, c’est Hitler (5). » Et en martelant un même mot d’ordre : « Il faut le renverser ! »

    Alors que leurs propriétaires conspirent pour abattre un président démocrate, les médias se grisent de termes comme « peuple », « démocratie », « liberté »… Ils organisent des manifestations de rue, transforment la moindre critique gouvernementale les concernant en « atteinte grave contre la liberté d’expression » qu’ils dénoncent auprès d’organismes internationaux (6), réinventent la grève insurrectionnelle et encouragent l’assaut contre le palais présidentiel et le coup d’Etat…

    Emportés par leur penchant naturel pour la propagande (lire « Chronique d’un orphéon médiatique »), les médias ont confondu le peuple virtuel, au nom duquel le coup d’Etat du 11 avril fut commis, et le peuple réel, qui ramena en moins de quarante-huit heures M. Hugo Chavez au pouvoir. Leur repentance a été de courte durée. Avec une férocité redoublée, profitant d’une insolite impunité, les médias vénézuéliens poursuivent en ce moment, à coups de mensonges et d’intox, la plus grande opération de déstabilisation jamais menée contre un gouvernement démocratique. Dans l’indifférence générale, ils veulent cette fois réussir le crime parfait…
    Ignacio Ramonet.

    Médias, Venezuela

    Ignacio Ramonet, Directeur du Monde diplomatique de 1990 à 2008.

    (1) Cf. Maurice Lemoine, « Hugo Chávez sauvé par le peuple », Le Monde diplomatique, mai 2002.

    (2) El Pais, Madrid, 12 avril 2002.

    (3) Lire Pierre Abramovici, « « Opération Condor », cauchemar de l’Amérique latine », Le Monde diplomatique, mai 2001.

    (4) Lire Guerres du XXIe siècle, Galilée, Paris, 2002.

    (5) Cf., par exemple, l’éditorial du mensuel Exceso, Caracas, avril 2002.

    (6) L’association Reporters sans frontières, fermant les yeux sur l’une des campagnes médiatiques les plus odieuses jamais conduites contre un gouvernement démocratique, s’est laissé manipuler et a publié plusieurs rapports contre le gouvernement de M. Chavez, lequel n’a jamais porté atteinte à la liberté d’expression, jamais interdit un quelconque média et jamais arrêté un journaliste !

    Voir aussi le droit de réponse de Reporters sans frontières dans notre édition d’août 2002.

  14. Thanos Says:

    La suite de Coup d’État au Venezuela
    Hugo Chávez sauvé par le peuple sur http://www.monde-diplomatique.fr/2002/05/LEMOINE/16486 pour ceux que c’a intéresse

    Ce qui est typique à Madagascar est la personnalité des gasy.
    Je ne porte pas de jugement sur les uns et les autres mais me base uniquement sur des faits très facilement vérifiables.
    Les côtiers . Les études ne sont pas poussées pour les natifs des côtes pour diverses raisons (notamment pécunières) que je ne vais pas développer ici. Une majorité des filles n’ont pour ambition que d’épouser un vazaha qui va subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille (achat d’une voiture pour le frère pour qu’il fasse la taxi).
    Le gasy merina ne sait pas dire non. Il ne sait que sourire et arnaquer. Quoique vous disiez, il se contentera de sourire tout en se demandant comment te soutirer les billets ou autre chose.
    et on retrouve ces constantes jusqu’en haut de la pyramide (l’exception est plus que rare)
    De temps en temps, il faut arrêter de se prendre des baffes mais les rendre (avec les intérêts)
    Il faut aussi arrêter avec ces histoires de quota ou de dire que si le président est mérina, le pm doit être un côtier.
    AU MERITE ET A LA COMPETENCE, comme j’ai entendu récemmment.
    Soit on est bon et on a la place, soit on est mauvais.
    Quand ceux qui nous dirigent auront une vision claire et la volonté de faire, le pays avancera.

  15. Kudeta Says:

    Lu dans Midi du 17/10/09:

    “Selon une source proche de la HAT, Mangalaza Eugène est reparti pour reprendre ses fonctions d’enseignant dans les Universités étrangères. Notamment à La Réunion où il habite actuellement. Reste à savoir s’il n’a pas été convoqué par « Deba », afin de mettre en place une stratégie pour la composition de son Gouvernement. Une rencontre a eu lieu certainement entre les deux personnalités, dans la capitale française. ”
    Que de farces ce régime !

  16. stéph Says:

    Madagascan, voilà donc !!
    J’allais en parler de cet épisode de Mahajanga.

    Primo, tu apprendras que le malgache évite à n’importe quel prix le conflit ouvert, surtout entre responsables et a fortiori entre dirigeants.

    Secundo, le massacre de 1947 appartient au passé mais il ne sortira pas de notre mémoire. Si Chirac a pris cela pour un “reset général”, c’est son problème.

    Cela n’enlève rien à la responsabilité des auteurs car, il ne faut pas confondre le PARDON et l’OUBLI, 2 valeurs si proches en Occident.

  17. rotsaka Says:

    Bonjour,
    J apprecie toujours autant ce blog polemique, dans le bon sens du terme, pour la constance du maitre de ceremonie et la pertinence des argumentaires.
    Je ne suis pas d accord, et c est un euphemisme, bien souvent mais au moins pas de tournage autour du pot, ni de fihavanana a 2 ronds, de la bonne et franche discussion.
    Apres ce petit épisode de brosse a reluire, dont certainement Nj n aura que faire, la suite du raisonemment.

    Pas de probleme sur la nécessité d un Etat fort, ni celle d une relocalisation de la creation de valeur a Mada plutot qu en Chine ou ailleurs. Ce seront effectivement sans doute les conditions majeures d un developpement durable.

    Toutefois quelque points ne me semblent pas pertinents :
    1- l urbanisation et l industrialisation ne pourront se produire sans un réel développement rural. Il n est donc pas absurde que les PTF de Mada le promeuvent actuellement. Le développement industriel de l Europe, en particulier de l Angleterre et de la Hollande, ont fait suite a un phenomenal developpement agricole. Developpement qui avait inventé l intensification, l agro chimie, la spécialisation… Plus récemment l Asie du Sud Est (Coree du Sud dans les années 60/70, Chine, VN maintenant) a mis en oeuvre les memes recettes pour des resultats equivalents : protectionnisme agricole, croissance de la productivité et de la production puis developpement de l industrialisation.
    Le developpement rural n est donc pas un but mais simplement un step sur la voie du développement.

    2- dans la chronologie un peu orientée de la vie d un pays du sud, on oublie généralement le passage plus ou moins long sous le régime de l économie dirigée à l ombre du grand frere sovietique. Passage pourtant generalement determinant en termes d augmentation de la dependance a l exterieur mais aussi en termes de défaillance économique. En presentant les choses sous une forme “complotiste” et pilotée de l exterieur, on oublie aussi de souligner dans quelle mesure chaque pays a la maitrise de son destin bien au dela de ce que les faits ou les discours le laissent croire.

    3- Effectivement pour des Etats, il n y a que des interets mais on ne peut nier qu’au dela de l aspect bien reel de la predation economique, l occident a aussi poursuivi des objectifs plus phylanthropiques a travers la colonisation : annoncer la bonne nouvelle a travers les missions, la santé, l education, l anti esclavagisme (aussi paradoxal que cela puisse paraitre)… Mais comme l enfer est pavé de bonnes intentions, bien entendu les résultats de la colonisation ont été negatifs et bien loin des objectifs poursuivis.

    4- L intégration a des ensembles sous régionaux ou régionaux serait la encore le fait des puissances desirant affaiblir Mada. Bien au contraire, l integration est le seul espace de survie, que ce soit economique ou diplomatique, d un petit pays. Cela offre un cadre economique plus sur aux echanges de proximité mais aussi cela permet de peser sur la politique sous régionale face a des geants tels que l Afrique du Sud. Ce repli témoigne simplement d un manque d assurance dans ses propres capacités a evoluer dans ce type de structure. Cadre de concertation large et peu contraignant, que peut perdre Mada a discuter et a commercer avec ses voisins ? Il suffit de signer ce qu on veut et pas plus.

    Au niveau des remarques, je m etonne de ce soudain protectionnisme, ce repli sur soi et cette apologie de l Etat fort réalisé par Nj. Il fut un temps ou ce dernier preconisait un liberalisme echevelé, exempts de toutes taxes et ouverts aux IDE (comme les investissements Daewoo).

    En effet un Etat fort et sur de lui ne pourra survivre sans une fiscalité puissante, respectée et juste. Cela signifiera des impots. Un Etat souverain signifiera aussi la fin des investissements type Daewoo et la definition d un cadre clair et respecté pour l evolution des capitaux exterieurs.

    Bref la route est longue mais avec un plan réfléchi et déterminé, rien n est impossible.

    Se rappeler simplement que dans les années 90, le dragon vietnamien criait encore famine et que dans les années 70, la Corée du Sud avait la meme economie que le BFaso ou le Senegal.

    Je crois bien plus a un deficit d Etat, de vision et de determination dans l echec malgache qu a celui d un complot ou d un trop maigre potentiel.


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