L’image buzz du moment sur FaceBook
12 novembre 2009

Emmanuel Rakotovahiny, Andry Rajoelina et Fetison Andrianirina
L’image LOL du moment qui circule sur FaceBook et dans les mailings…enjoy !
Oui, j’ai la flemme de taper un article complet mais bon….c’est la vie !
Madagascar : Offensive médiatique de Ravalomanana
30 octobre 2009

Un vrai prez'
Pendant que Marc Ravalomanana bouge, Andry Rajoelina fait du surplace !
Vous n’aurez pas manqué de remarquer l’offensive médiatique de l’ex-président malgache auprès des médias français (France24, Le Monde, RFI…) et auprès des médias anglo-saxons (voir son offensive de charme sur Bloomberg).
On citera ainsi, la récente interview de Marc Ravalomanana qui -pour une fois- faisait la distinction entre la France et certains intérêts français mais qui a été étrangement intitulé “Madagascar : le président déchu accuse la France”
Ensuite, un addendum intitulé “Les arrière-pensées qui motivent la résistance de l’ancien chef d’Etat“
On ignore si le but était de flinguer encore plus l’image de Marc Ravalomanana ou si c’était une simple interview sincère, en tous cas, l’impact est là : on reparle de Marco après l’avoir ignoré pendant de longs mois.
Hé oui, on se contente de peu mais n’empêche, le fait que des journalistes français s’intéressent un tant soi peu au monde malgache on va pas cracher dessus non ?
Pour rappel, Marc Ravalomanana n’a jamais emprisonné de journalistes ou fait incendier des TV/RADIO….à l’inverse d’Andry Rajoelina.
Et pour illustrer la vision de Ravalomanana sur les médias, quoi de mieux que l’opinion d’un journaliste (français) avec qui il a été en conflit :
La liberté de la presse malgache est elle réelle ?
Oui je pense. Le paysage journalistique s’enrichit de toute la variété de sources d’information qui existe.
Olivier Peguy, correspondant RFI en 2004 (sous Ravalomanana).
Say whaaaaat ?!!!! ^.^
Ahìa ny demokrasia nakà ou l’équilibre régional selon Rajoelina
30 octobre 2009

Une merina à la communication, un merina aux télécommunications etc....
Après avoir illégalement suspendu le Parlement élu donc les représentants des populations des provinces, Andry Rajoelina nous illustre par ses répressions des manifestations en province et ses nominations fumeuses, sa vision des choses sur l’équilibre régional. Un des chevaux de bataille de sa mouvance pour motiver le Coup d’Etat de Mars 2009.
Le résultat d’une étude sur la composition ethnique de son gouvernement parle de lui même et l’éviction de Monja Roindefo de la Primature, un côtier du Sud-est, vient confirmer la tendance à d’Andry Rajoelina sur l’équilibre régional et sa façon de remercier ses sympathisants des provinces…
“Ahìa ny demokrasia nakà ?” (Elle est où ma démocratie hein ?) seraient en droit de se demander les populations des provinces sous Rajoelina.
Liste des ministres HAT “supposés côtiers”
TOTAL : 10/30 soit 34% des sièges.
Premier ministre : Monja Roindefo Zafitsimivalo
Vice Premier Ministre chargé de la santé : Alain Bernard Teandrazanarivelo
Ministre de la Fonction Publique, du Travail et des Lois sociales : Noelson William
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Athanase Tongavelo
Ministre du Tourisme et de l’Artisanat : Irène Victoire Andréas
Ministre de l’Economie et de l’Industrie : Fienena Richard
Ministre de l’Elevage : Maharante Jean de Dieu
Ministre des Forces armées : Colonel Noël Rakotonandrasana (Bestiboka-Maevatanana)
Vice Premier Ministre chargé de l’Intérieur : Manorohanta Cécile – (Diana ou Sava)
Ministre de l’Agriculture : Jaonina Mamitiana Juscelyno
Liste des ministres HAT supposés HAUT PLATEAUX
TOTAL : 20/30 soit 66%
Vice Premier Ministre chargé des Affaires étrangères : Ny Hasina Andriamanjato – MERINA
Ministre du Commerce: RAKOTONIRINA Jean Claude – MERINA
Ministre de la Population et des affaires sociales : Nadine Ramaroson – MERINA
Ministre des Télécommunications, des Postes et des Nouvelles Technologies : Augustin Andriamananoro – MERINA
Ministre de la Culture et du Patrimoine : Gilbert Harisoa Raharizatovo – MERINA
Ministre des Transports : Rolland Ranjatoelina – MERINA
Ministre de l’Énergie : Jean Rodolphe Ramanantsoa – MERINA
Secrétaire d’état chargé de la Gendarmerie : Colonel Claude Ravelomanana – MERINA
Ministre des Finances et du Budget : Hery Rajaonarimampianina – MERINA
Ministre de la Justice : Christine Razanamahasoa – MERINA
Ministre de la Sécurité intérieure : Organès Rakotomihantarizaka – BETSILEO ?
Ministre de l’Éducation Nationale : Julien Razafimanazato – MERINA
Ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Décentralisation : Hajo Andrianainarivelo – MERINA
Ministre de l’Environnement et des Forêts : Colonel Randriamiandrisoa Calixte – MERINA
Ministre de l’Eau : Nirhy Lanto Andriamahazo – MERINA
Ministre des Mines et des Hydrocarbures : Mamy Ratovomalala – MERINA
Ministre des Sports : Virapin Ramamonjisoa – BETSILEO ?
Ministre de la Jeunesse et des Loisirs : Serge Ranaivo - MERINA
Ministre des travaux publics et de la Météorologie : Eric Razafimandimby – MERINA
Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : Toto Raharimalala Marie Lydia – MERINA
Les élections à Madagascar avec Sagem ? ça j’aime !
23 octobre 2009
Démocratie et élections selon les foza orana
«Madagascar accuse plus de 60 millions de dollars de perte rien qu’au cours des sept derniers mois durant lesquels l’exploitation illicite mais ‘légalisée’ de bois de rose et d’ébène a régné» estime Ndrantomahefa Razakamanarina, président de l’Association des ingénieurs forestiers de Madagascar (AIFM).
http://www.les-nouvelles.com/default.php?file=enquete&mode=detail&id=539
A un (1) milliard d’ariary le container (500.000 USD), on retrouve vite le calcul de la valeur des centaines de containers qui ont pu partir grâce au Coup d’Etat d’Andry Rajoelina.
Outre le fait qu’il s’agisse d’une catastrophe écologique et économique, on remarque que 60 millions de dollars, c’est autant que le prix du fameux “Force One” dont l’achat avait été un des prétextes fallacieux au Putsch de Mars 2009. «Fais ce que je dis, pas ce que je fais» est la devise du foza orana, on ne le dira jamais assez.
Ils avaient dit “Force One ééé”, nous on peut désormais dire “Bois de Rozy ééé”.
Si le Premier Ministre sortant de Rajoelina, Monja Roindefo, s’était singularisé quelques mois auparavant, dans le scandale du dossier de délit d’initié et de (futur) appels d’offres truqués de hélicoptères Alouette.
Son Premier Ministre par intérim, Cécile Manorahanta, elle, va faire beaucoup mieux et c’est l’objet de cet article. Attention, c’est fidèle au blog de Nj : dirty, sexy…money. Âmes sensibles s’abstenir.
Mon “investigation” commence avec une dépêche de l’excellent Lettre de L’Océan Indien intitulée “Rajoelina a du mal à garder la main” qui nous révèle que le Président de la Haute Autorité de la Transition aurait contacté le 14 Mai 2009, Jean-Paul Jainsky, PDG de la société française Sagem Sécurité pour “sécuriser les prochaines élections malgaches.” prévues en 2010.
On nageait donc en plein délit d’initié, dans le marché public truqué si cette société devenait adjudicatrice du marché.
Exit donc les sacerdoces sur la probité, la transparence invoqué par Rajoelina lors des ampamoaka à la mairie puis à la présidence volée.
Dans son discours du 4 Octobre à la TVM puis du 5 Octobre aux diplomates, Andry Rajoelina mendiait pour que la Communauté internationale l’aide (financièrement) pour l’organisation des élections. Avec un pays aux caisses actuellement vides, quoi de mieux qu’hypothéquer le pays avec un crédit pour un éléphant blanc ?
Aujourd’hui 23 Octobre 2009, les évènements se précipitent, L’Express de Madagascar dans sa rubrique “A Chaud” indique que le projet de la Ministre de l’Intérieur Cécile Manorahanta de “carte d’identité nationale biométrique” pour des élections transparentes a été approuvé en Conseil des Ministres.
Le biométrique c’est bien, enfin surtout c’est cher et ça permet de faire raquer le contribuable en toute légalité comme pour les passeports biométriques dont le marché à aussi été attribué dans des circonstances obscures toujours par l’équipe du Ministère de l’Intérieur.
C’est cher mais concrètement combien ça coûte ? Pour savoir, il suffit de demander à nos amis de Côte d’Ivoire où les prochaines mesures d’identification des électeurs ont été octroyées à….guess what ? Sagem Sécurité toujours.
Selon Jeune Afrique, l’Etat ivoirien devra débourser à Sagem pas moins de deux cent (200) milliards de francs CFA soit trois cent quatre (304) millions d’euros c’est l’élection la plus chère du monde, enfin…pour l’instant.
Pour l’instant, car Madagascar, via Rajoelina pourrait donc également avoir fait appel à Sagem Sécurité pour ses élections.
Or la Côte d’Ivoire compte 6,4 millions d’électeurs pour 20 millions d’habitants…tout comme Madagascar qui en comptait même 7 millions à l’élection présidentielle de 2006.
Une société française apparemment sélectionnée sans appels d’offres par Andry Rajoelina pour un montant faramineux inconnu du grand public mais payé par lui…c’est pas très joli joli. Par contre, on imagine facilement les jolies commissions occultes perçues par les membres de la HAT…
Si, d’une part on peut s’interroger sur ce genre de pratiques obscures, je laisse le soin à nos amis experts d’expliquer au bon peuple que la biométrie n’empêche pas la triche électorale, elle peut même la faciliter puisqu’on peut créer des électeurs fantômes et prétexter “mais c’est infaillible, inflalsifiable, c’est biométrique !”…Et je crois que c’est le but de la manoeuvre…
Si l’organisateur et le(s) prestataires de services ne sont pas neutres, l’élection est biaisée par avance.
Hé oui, car en Côte d’Ivoire, Sagem Securité est accusé de truquer les élections par certaines manoeuvres au profit du poulain de la France, Alassane Ouattara.
Avec de tels stratagèmes et de tels appuis d’intérêts français, Andry Rajoelina ou Pierrot Rajaonarivelo, les deux coqueluches de la France, pourraient bien se voir élus par le peuple par Sagem en 2010.
Si Monsieur Ravalomanana et son équipe espèrent le grand retour par ces futures élections…grand bien leur fasse. Moi, j’ai déjà mon idée sur la question depuis quelques mois et je viens une fois de plus de vous confirmer la conduite à tenir. Comme disait un de mes lecteurs :
“Rien ne sert de jouer si les règles sont truquées”.
A vous les studios.

Ladies and surtout gentlemenz,
Madagatiens en rût sur les filles malgaches, Ministres des Télécoms Bac+2, Webmaster de la Nuit ou de Paniers gasy, DJs d’Ambohitsirohitra surfant en douce et globalement amis de la fédération nationale malgache des amis de la communication réunis en organisation (FN-MACRO), (ré)jouissez vous !
Hé oui ! Vous en avez rêvé ! Nj l’a fait ! Voici en exclusivité l’interview la plus CHAUDE et la plus SEXY du mois : l’interview de Nathalie RABE, Ministre de la Communication à la HAT !
STARTING……NOW !
Nj : Madame Nathalie RABE, bonjour et merci de nous accueillir sur ce chat MSN pour cette interview exclusive :
Nathalie Rabe : ![]()
Nj : Madame la Ministre, ça fait quoi d’être la seule femme “potable” au gouvernement ?
Nathalie Rabe : ![]()
Nj : Madame la Ministre, notre confrère Jeannot de Madagate est tombé fou amoureux de vous et de -je cite- “vos yeux de biche”, que répondez-vous à ses déclarations enflammées ?
Nathalie Rabe : ![]()
Nj : Madame Rabe, on voit sur la photo suivante, que votre homologue, le Ministère des Télécommunications et patron de l’ami Jeannot, vous “observe avec intéressement”, n’avez-vous pas peur d’attirer les jalousies de son épouse ? Voire une rivalité entre les deux hommes style 3V ?
Nathalie Rabe : ![]()
Nj : Madame, la Ministre, des rumeurs disent que vous auriez été la maîtresse de feu Herizo Razafimahaleo et peut être de Andry Rajoelina ? Ces rumeurs sont-elles fondées ? Que répondez-vous à celà ?
Nathalie Rabe : ![]()
Nj : Madame la Ministre, quid de la proposition de Cécile Manorahanta, d’Yvette Sylla et Elia Ravelomanantsoa de former avec vous un “Girl’s Band” qui serait alors…heu…disons… assez faisandé ?
Nathalie Rabe : ![]()
Nj : Madame la Ministre, on lit sur TanaNews que vous avez autorisé la couverture par la TVM/RNM des manifestations légalistes du Magro, signe d’ouverture démocratique ou stratégie publicitaire visant à pousser les gens à être “Fan de Nathalie Rabe” sur Facebook ?
Nathalie Rabe : ![]()
Nj : Madame la Ministre, vous allez “enlargir” la porté de la TVM pour apporter la voix de la “vérité et de la démocratie” dans les campagnes malgaches mais n’est-ce pas plutôt pour propager la propagande éhontée de la HAT et les pubs ToughStuff de votre société Novo-Comm Ogilvy ?
Nathalie Rabe : 
Nj : En ce jour du 22 Octobre, votre Premier Ministre Monja Roindefo est dans une position délicate, que pensez-vous de lui, de sa participation aux évènements ? En fait, quelle image avez-vous de lui ?
Nathalie Rabe : 
Nj : Madame la Ministre, que pensez vous du tandem “Andriamanjato Père et Fils”….pour la Transition bien sûr ? ça le fait ou pas ?
Nathalie Rabe: ![]()
Nj : N’empêche, on spécule mais vous en penseriez-quoi de Serge Radert, Premier Ministre de Consensus ?
![]()
Nj : “Ho avy Dada” il parait à Tuléar, après plusieurs lapins ces derniers mois. Qu’en pensez-vous ? Le Président Ravalomanana tiendra-t-il parole ou doit-il arrêter l’herbe swazilandaise ?

Nj : Madame Nathalie RABE, je vous remercie pour l’interview très “2.0″ que vous nous avez accordez. Vous nous confirmez une fois de plus qu’une image vaut plus que mille mots et que l’absence de communication est une forme de communication. Merci et à bientôt !
Nathalie Rabe : ![]()
NB : Il s’agit évidemment d’une fausse interview, les smileys ne seraient être inteprétés comme une réponse positive ou négative de l’intéressée. Aussi les preux chevaliers en carton qui auraient pris la mouche et crié au scandale…vous êtes tombés dans le panneau….La sortie est au fond à droite, suivez Rondro il vous montrera le chemin
J’avais tout au plus une dizaine d’années quand un de nos enseignants nous avait lancé :
La diplomatie c’est l’art de l’hypocrisie, c’est l’art de dire tout le contraire de ce que l’on pense.
Evidemment, je n’ai rien compris à ladite phrase… je ne l’ai compris que quelques années plus tard et je m’en suis rappelé tout récemment face aux derniers évènements.
Il y a une phrase qui a fait sensation le 11 Juillet 2009 au Ghana, elle est du Président des Etats-Unis Barak Obama :
L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions.
Cette phrase illustre à elle toute seule la “vision” des grandes puissances pour l’Afrique. Vous pouvez l’interpréter au sens propre, c’est-à-dire que c’est une volonté franche et sincère mais…n’oubliez pas qu’en relations internationales, il n’y a pas d’amitié, de bonne volonté, il n’y a que des intérêts.
Ainsi si l’on applique le “décodeur diplomatique” évoqué précédemment, la phrase voudrait dire en fait : L’Afrique a besoin d’hommes forts et pas de fortes institutions.
Vu comme ça et eu égard au contexte actuel, cette autre traduction semble beaucoup plus fidèle et compréhensible.
Hé oui, le beau bama nous avait promis la fin des dictatures, le voici qui adoube Foza 1er, laisse faire son équivalent guinéen Camaron…heu pardon Camara. En outre, il n’émet guère de protestation sur le controversé Ali Bongo et on ne parlera même pas de Meli Melo Zelaya…
Vous pensiez que le monde allait changer avec beau bama ? Que yes, we can ? Hé ben non. C’est comme le fameux “Vitantsika” des malgaches…on dit qu’on peut le faire mais on s’aperçoit au final que non.
Rassurez-vous, je ne suis pas anti-Obama, pas plus qu’anti-Sarkozy ou pro-Merkel…pour moi tout ce monde là c’est des acteurs de série TV, ils interprètent leur rôle.
Non ce qui m’intéresse, c’est la trame, le scénario car, découvrir l’intrigue de la série “Les Experts : Conakry” c’est découvrir ce qu’on nous réserve pour la série prochainement diffusée sur la TVM : Lasa ve gasy.
En fait, c’est comme un sitcom ou un policier, c’est toujours le même principe, on change juste les personnages :
Episode 1, on colonise et on se sucre. On importe des colonies les matières premières et on leur revend les biens manufacturés…avec une bonne valeur ajoutée naturellement. On se fait un max de blé et le blédard reste pauvre.
Episode 2, on décolonise brutalement voire violemment en laissant le pays à lui même sans les moyens de se débrouiller seul. Tant pis pour ces nègres non alignés, ils voulaient gérer seuls hé ben qu’ils gèrent leur merde té !
Episode 3, on arrive au chevet des décolonisés, on leur propose des jolis prêts pour qu’ils s’endettent à mort et vivent au dessus de leurs moyens.
Episode 4, on vient réclamer les échéances en sachant très bien qu’en face y a plus de sous. On impose donc des “ajustements structurels” : on prive l’État d’accomplir ses fonctions régaliennes, ses fonctions de souveraineté. On créé ainsi un Etat qui n’est pas un Etat et dont la population s’interroge de l’utilité puisqu’il ne les aide pas.
Episode 5, on envoie des missionnaires, des volontaires, un ramassis d’ONG et d’Associations…naturellement qui vont “pallier à la faillite de l’État” (qu’on a provoqué délibérément à l’épisode précédent) et qui seront donc les “sauveurs de la nation”.
Parallèlement, les gentils bailleurs arrosent de leur “jus” le pays pour poursuivre la spirale de l’enfer du crédit…hmm oui Bwana tu es trop bon !
Episode 6, on récupère les investissements abandonnés à la décolonisation pour une bouchée de pain à travers les “privatisations” sans manquer de lancer du “dain ! on vous a laissé plein de chose vous en avez rien fait vous les malgaches ! vous êtes des gacheurs c’est vrai lol !” et en plus on accroit l’emprise économique par un bon gros flux d’IDE. On exploite à mort les ressources et on revend les biens manufacturés comme à l’épisode 1.
Episode 7, on fait fusionner le pays avec des “blocs régionaux” pour faciliter le gouvernorat heu…l’intégration régionale avec vision officieuse : le new world order ?
Bon bref, vous l’aurez compris, la réalisation de ce scénario passe par une constante : des institutions faibles, un Etat faible.
Un Etat faible, c’est un Etat qui devra accepter toutes les conditions, c’est un Etat qui ne rechignera jamais à brader les ressources de son pays, prostituer sa population, baisser toutes ses barrières tarifaires. C’est un Etat qui n’aura jamais la vedette auprès de sa population car, on veut que la vedette soit bwana.
Et qu’est-ce qu’on a trouvé comme substitut à ces institutions fortes…des pseudo hommes forts. Des brutes en fait, des dictateurs. A travers leur coups d’Etat, leur népotisme, leur corruption, ils s’assurent que jamais ô grand jamais n’émerge dans leur pays une institution forte, honnête…osons le dire “éclairée”.
Ils joueront simplement le rôle de mpanera (intermédiaire) pour les bwana (investisseurs) qui veulent se taper de la malgachine pas cher.
Ouep, aujourd’hui un Président en Afrique, c’est tout simplement un maquereau et s’il s’avise de transformer sa pouliche en pute de luxe ou faire trop de faveurs aux autres clients que bwana ben pas grave…on le change par un autre.
Je ne prétends pas avoir la science infuse. Pour avoir du développement, la recette est connue depuis des siècles : puissance publique forte, urbanisation, industrialisation, éducation.
Aujourd’hui et depuis plusieurs années, la “communauté internationale” nous vend du “développement rural” (sic!), de la société civile en voici en voilà, de l’artisanat de péquenots, des méthodes d’apprentissage expérimentales (approches par con & pétences oé)….et vous pensez vraiment qu’ils veulent développer le pays ? Allons….Allons…
Regardez-vous, regardez autour de vous, ça nous a amené où tout ça ? Nulle part.
Les malgaches doivent décider de leur destinée, comme dirait Beau Bama “les africains doivent décider de l’avenir de l’Afrique”.
Comme la phrase précédente, il sait que c’est ce qu’il faut faire…mais qu’EUX ne veulent pas faire car cela signifierait la fin du bizna.
Dans les hautes sphères, les gens sont divisés vis à vis du diktat de la C.I :
- y a les prêcheurs : ceux qui te ressassent du PNUD, de l’IDH, de la bonne gouvernance et qui y croient vraiment à toute cette vaste escroquerie. Généralement, ils travaillent pour certaines institutions internationales.
- y a les “fay” (échaudés) : ceux qui ont voulu à un moment vraiment faire de la souveraineté nationale et ce sont embarqués dans le navire socialiste pour échouer dans les années 90 et comprendre que “bwana c’est plus fort que toi. Ils se sont adaptés au système en sachant pourtant bien le “scénario”.
- y a les putes : ceux qui sucent toutes les bites tant qu’elles payent. Libéral, social, humaniste bof…ce qui compte c’est la comm’, le 4×4 et la villa. Ils racontent tous les bobards que tu veux à la populasse tant que t’approvisionne les tickets carburants.
- y a les has been : ceux qui continuent de croire que la souveraineté nationale passe par la fermeture du pays et le retour au moyen age (Otrikafo, Andriana Reraka Company)
- y a les imbéciles heureux : ceux qui ne comprennent même pas un dixième de ce qui se trame et qui n’en en rien à péter en fait.
- y a moi
…et peut être vous.
Je ne me fais pas d’illusions, on ne pourra peut être jamais rien faire contre le “scénario”…mais bon, si on le comprend au moins…on se couchera pas idiots ?
Madagascar : L’honneur est sauf mais…
8 octobre 2009
En communiquant publiquement sur un accord non signé, le GIC met le couteau sous votre gorge : celui qui refusera la signature sera le facteur de blocage et endossera le mauvais rôle.
Monsieur le Président, vous avez accepté d’endosser ce mauvais rôle pour ne pas trahir tous ces malgaches qui portent leurs espoirs en vous depuis sept ans et bientôt dix mois.
N’ayez crainte Monsieur le Président, vous avez pris la bonne décision. Si vous voyez à long terme, et je sais que vous le faites, vous devez garder la confiance du peuple.
Malgré que les Sylla, Rakotomaharo, Andriamiseza, Manorahanta et consorts aient trahi et le peuple, son parlement et son président. Vous ne l’avez pas fait, vous ne nous avez pas trahi et le peuple vous en saura éternellement reconnaissant.
En prennant cette décision vous confirmez ce que nous savions déjà : vous êtes un homme de valeur, de principes. Enfin, soyons justes, vous avez failli une fois à votre parole c’est vrai.
C’était le 16 Mars, vous nous aviez dit que vous ne nous abandonneriez jamais, que vous ne partiriez pas….et vous êtes parti.
Bien sûr, c’était pour préserver des vies humaines car elle vous sont chèrse mais si vous nous aviez préparés et armés, vous n’auriez jamais eu à partir.
« Faire le vide » n’est pas toujours la meilleure option même si quand on ne sait pas ce qu’il y a en face mais qu’on le devine, il vaut mieux faire profil bas pour éviter de jouer un mauvais coup.
Vous avez choisi la non-violence, c’est sage de votre part mais aujourd’hui le peuple est excédé, fatigué…
Le peuple en a marre de voir que la HAT et leurs mercenaires sont régulièrement payés mais pas les enseignants, les médecins.
Le peuple en a marre que la HAT parade dans ses Toyota Camry et Land Cruiser volés quand la majorité des malgaches n’ont pas assez de taxi be pour circuler.
Le peuple en a marre de voir que la HAT se paye des villas de luxe par dizaine quand le peuple peine à se loger.
Le peuple en a mare de voir la HAT se régaler dans des luxueux restaurants parisiens et new-yorkais quand une partie de la population manque de nourriture.
Le peuple en a marre de voir que la HAT pille les forêts de bois de rose pour se remplir les poches sans retombées pour l’économie.
Le peuple en a marre de voir que la HAT taxe les briquets des briquets à 500 Ar pour protéger AFOMA de Monsieur Razafamaheleo.
Et surtout, le peuple en a marre de voir tout le temps à la TVM la gueule de travesti qui essaye de se faire passer (travestir) pour un président.
Alors Monsieur le Président, vous ne voulez pas tuer, vous salir les mains ? Sous-traitez !
Les militaires qui souhaitent vous remettre au pouvoir ne manquent pas, il vous faut juste un général pour rassembler les troupes et aller au charbon.
Les grandes puissances ne comprennent que….la puissance.
Si vous n’avez pas de force Monsieur le Président, vous êtes insignifiant pour eux, vous n’êtes pas un facteur bloquant même si on va dire désormais que vous êtes le facteur de blocage.
Il vont dire que c’est vous qui bloquer mais vous ne bloquerez rien, ils rétabliront certainement les financements au régime putschiste et nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer.
L’Honneur est sauf mais vous voulez faire quoi de ses dix mois de frustrations ? Dix mois à s’écraser pendant que ces connards d’écrevisses marbrées paradent ? Dix mois à se cacher pendant qu’on arrête les nôtres injustement ? Dix mois à se faire malmener et tirer dessus par des Commandant Charlots et autre Scarface Ramaroson ?
NO, WE CAN’T !
Nous avons attendu depuis dix mois, on peut encore attendre mais faites quelque chose qu’on en finisse.
Madagascar : Braquage à la mexicaine
5 octobre 2009

Braquage à la mexicaine
Sans doute connaissez vous le célèbre film « Braquage à l’italienne » ? Tant mieux parce que moi je ne l’ai pas encore vu… Ce que je connais par contre c’est le « braquage à la mexicaine » (mexican standoff).
Un braquage à la mexicaine se définit comme « une forme de confrontation que nul ne peut vraiment gagner ». Dans beaucoup de films (Tarantino, J.Woo) et séries on se retrouve souvent devant une scène de braquage à la mexicaine : tout le monde pointe un flingue vers tout le monde en ayant soit même un flingue pointé vers soi.
La situation malgache est évidemment un cas typique de mexican standoff. Chacun est armé, chacun a ses positions mais si quelqu’un appuie sur la gâchette, c’est l’hécatombe et on ne sait pas qui va en réchapper…dans notre cas, c’est la guerre civile.
La seule issue d’un braquage à la mexicaine, c’est la négociation pour que chacun obtienne ce qu’il veut et puisse se tirer de son côté…en vie.
Dans les films comme dans la vie réelle, le braquage à la mexicaine à toujours tendance à mal se terminer parce que l’une ou toutes les parties veulent le beurre et l’argent du beurre : il y a en a toujours un qui veut enculer tout le monde par appât du gain.
Quand on a Monsieur Rajoelina, en preneur d’otages du peuple malgache qui exige de la communauté internationale 350 millions d’euros et 180 millions de dollars pour « lâcher son gun» et « libérer les otages », on a une petite idée de celui qui risque de faire foirer le deal par voracité.
Après tout, une fois qu’on a le fric…autant garder le flingue (seza)…et les otages pour redemander une rallonge n’est-ce pas ?
En fait, on ne peut même plus lui accorder le bénéfice du doute puisqu’à la confrontation de Maputo, Andry Rajoelina qui les avait pourtant signés de sa main n’a pas respecté les accords.
Quelle valeur accorder alors à sa parole si sa signature ne vaut déjà rien ?
Bon, bref, il est clair est net que la Communauté Internationale refusera d’abouler le fric si pistolet n’est pas encore posé et qu’il ne respecte pas en premier sa part du deal… à moins qu’elle ne fasse l’idiote (mody adala) et opère un transfert d’argent pour soutenir en sous-main le régime putschiste sans officiellement aller contre ses valeurs « démocratiques ».
Pour votre information, le Sieur Rajoelina a quand même bénéficié de la protection des services secrets US à New York et les militaires malgaches ont récemment reçu des matériels des Etats-Unis…
Si on a une petite idée sur la position de la métropole, il faut aussi dire que les Etats-Unis ne sont donc pas forcément nos amis…deux pays qui composent le Groupe International de Contact.
En tous cas, si Rajoelina s’est résolu à faire ce genre de discours de négociation c’est qu’il reconnait qu’il est dans la mouïse…
Qui va appuyer sur la détente en premier ? Monja, Andry, Marco, la SADC, les FAZSOI, l’ONU ?
Madagascar, le cake caché au fond du placard
20 septembre 2009
Madagascar, le cake caché au fond du placard
« Madagascar était relativement épargné par la crise financière mondiale, pourquoi s’être infligé une crise politique ? »
Nombre d’intellectuels malgaches et non malgaches se sont livrés à cette réflexion, qui je dois l’avouer mérite d’être faite.
Réflexion qui est pour moi aussi un paradoxe car les deux éléments sont liés et consistent en une émanation du « Think global, act local ».
Deux mille neuf, l’odyssée de l’espace Coup d’État à Madagascar…tiens, pourquoi avoir attendu fin 2008-début 2009 pour renverser le régime ?
Pourquoi pas 2006 durant l’élection présidentielle ?
Pourquoi pas 2007 après l’élection municipale d’Antananarivo ?
Parce que dans les principes du coup d’État, avant de le réaliser il faut avoir un « contexte international favorable ». En clair, il faut avoir la bénédiction de certains pays « clés », ces pays maîtres du monde.
Pourquoi certains pays auraient-t-ils donné leur bénédiction et foutu Madagascar, un pays “ami” dans une merde noire ?
Pour les comprendre, il faut comprendre leur situation, leurs motivations…
La base du capitalisme : l’accumulation des richesses
La situation de ces pays c’est une crise financière devenue crise économique initiée en 2007 et qui perdure jusqu’en 2009.
Selon le dernier rapport du FMI sur la « crise », on estime les pertes à :
- 2.712 milliards USD pour les Etats-Unis
- 1.193 milliards USD pour l’Europe
- 149 milliards USD pour le Japon
Soit un total de 4054 milliards USD de pertes pour la « Triade »
Les raisons de la crise sont expliquées ça et là mais pour simplifier, toute cela peut se résumer à ceci : le système capitaliste mondial mis en place et dominé par ces puissances a créé des « richesses artificielles » (ces actifs financiers toxiques) pour avoir toujours plus de « croissance », pour continuer à garder leur niveau de vie. Manque de bol, le château de cartes s’est effondré.
En physique-chimie comme en comptabilité, on vous apprend le principe de l’équivalence : ACTIF = PASSIF ou “rien de perd tout se transforme” de ce cher Lavoisier. Comment nos chères puissances vont-t-elles récupérer ces pertes de jeu ?
« Rien ne se perd, tout se récupère »
Comme au Poker, il faut « se refaire », recaver…et on ne peut plus le faire en bluffant, à coups de titres financiers artificiels…non il faut du physique, du palpable…de la ressource.
Il faut revenir à la case départ : l’exploitation industrielle des ressources naturelles qui sont la base de l’accumulation de la richesse, du « capitalisme ».
Or, Pétrole, Gaz, Uranium, Fer, Cobalt, Charbon, Ilménite, Cuivre, Pierres précieuses, il faudra en trouver/accumuler pour au moins 4054 milliards USD de ce ressources dans leurs riches contrées et pourquoi pas même plus.
Voici la réponse à la crise financière mondiale de « L’Occident », voici le « think global ».
En tous cas, ça tombe bien, une certaine puissance coloniale (puisqu’elle conserve encore des colonies) a dans son jeu de cartes, une très bonne carte.
Cette carte dispose d’une nombre impressionant de ressources naturelles, on parle de plus de 10.000 milliards d’euros d’hydrocarbures….sans parler du reste.
Ses petits copains nippo-australiens ont d’ailleurs déjà commencé à exploiter d’autres ressources…et ça marche.
La France a durant la période où elle a possédé cette carte, identifié les « potentialités » de ladite carte, sans jamais la jouer car cette carte, est l’un de ses « atouts ».
Elle l’a donc mise sur le côté dans les années 60 et à pris soin que personne n’y touche..à sa petite reserve personnelle de ressources.
C’est là qu’intervient la crise financière mondiale….la poche française est trouée, elle a trop joué avec ses potes à Wall Street…il faut se refaire pour «financer la croissance».
De plus, le joueur chinois qui lui, a sa croissance financée par du “palpable” (énorme production industrielle, exploitation massive des ressources) devient de plus en plus dangereux et lorgne sur ladite carte. La propagande sur les dangers de “pieuvre chinoise” qu’ils ont engendré par leurs investissements (sic!) ne suffira plus.
Il faut piocher tout de suite la carte…Madagascar.
En clair, la pensée globale c’est une réponse à la crise financière mondiale qui consiste à une volonté d’accumulation de richesses par les ressources naturelles et l’acte local c’est…le Coup d’Etat du 17 Mars 2009 à Madagascar, et celui du Honduras doit sensiblement avoir les mêmes motifs.
Voilà m’sieurs dames, ma théorie sur les motivations du Coup d’Etat de Mars 2009 à Madagascar, sur pourquoi la France n’a jamais exploité/développé Madagascar :
Madagascar, c’est le cake caché au fond du placard qu’on s’est gardé en cas de coup dur.
Général de Gaulles vous disiez « Madagascar est une terre d’avenir et le restera ».
Je vous répondrais tout simplement « Je vous ai compris ».
Madagascar : Bidouilllage, Tripatouillage et Improvisation
8 septembre 2009
Sous ses airs nonchalants, codant amoureusement sous THB PHP, le père elman n’en reste pas moins, à travers ces éditos, un des (rares) intellectuels malgache de notre époque
Son dernier éditorial “Et si Andry Rajoelina avait raison ?” suscite une telle réflexion qu’un simple commentaire de ma part ne suffirait pas…il me font pondre un article, c’est celui que vous lisez actuellement si vous n’aviez pas suivi.
Elman se sobikaïse et lance le buzz en proposant ni plus ni moins qu’une remise en question du “système”. Le système…quel système ? Le système des “bailleurs de fonds”, de “l’aide conditionnée”, qui sont, il est vrai une forme d’emprise des puissances étrangères sur notre souveraineté nationale, pour ne pas dire une forme de colonisation.
Théoriquement, ce serait le père Rajoelina qui incarnerait cette remise en question du système. Est-ce vraiment le cas ?
En clair, Andry Rajoelina malgré ses discours mieleux veut-t-il vraiment la souveraineté nationale ? La réponse est clairement NON.
Le sieur Rajoelina souhaite aller vers “d’autres sources de financement” non pas par souhait mais par obligation, les bailleurs traditionnels lui fermant les robinets s’il ne se soumettait pas à leur “diktat”.
Ce n’est donc pas un choix guidé par une idéologie mais un simple calcul pour se sortir de l’embarras, une improvisation quoi.
Si prévoir c’est gouverner, improviser au jour le jour…c’est quoi ?
“Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir inventer aujourd’hui ?”
C’est la question que doivent se poser tous les matins les membres de la HAT et ce, depuis bientôt neuf (9) mois étant donné que le plan de départ a échoué. Le plan de départ ?
Ah oui, il faut que je vous explique le “plan de départ”. Le but était de faire un remix de 2002 : soulèvement populaire, prise des ministères, fuite dans les rizières. Mais ça ne s’est pas passé comme ça.
Les émeutes ont débordé puis ont été contrôlés par les forces gouvernementales, les ministères ont été repris et le Roi Huit a pu rassembler son vahoaka pour bien montrer que ce n’était pas un soulèvement général mais seulement une minorité.
Ca coincait, il fallait aller plus loin, c’est pourquoi on a improvisé et provoqué le…7 février.
Au début, l’impact était là mais encore et toujours ça coincait….on invente une autre improvisation : coup d’Etat armé le 17 Mars. Pour se résoudre à cette solution, l’équipe Rajoelienne devait clairement être aux abois puisque l’idéal dans un coup d’Etat…C’est qu’on ne se rende pas compte qu’il s’agisse d’un coup d’Etat. Or, quand y va à coups de roquettes du Capsat…on a du mal à cacher les bris de verre sous le paillasson.
Malgré tout, on tripatouille les ordonnances, on magouille avec la HCC et on essaie de faire avaler la couleuvre sur cette fameuse “transmission de pouvoir” et le fait “qu’il n’y a pas eu coup d’Etat”.
C’est trop tard. La communauté internationale ne peut plus feindre l’innocence, la HAT a été prise “en flag”, on lui propose une porte de sortie à travers Bruxelles où ils se sont plantés car tripatouillage et impro’ et Maputo qu’on a pas respecté.
Ainsi, il apparait évident que l’équipe de Rajoelina ne “conduit” (fitondrana) pas le pays selon leurs choix, leur volonté…mais par élimination, par résignation…au jour le jour et au pifomètre tant que la constante “DJ et ses potes, rester au pouvoir” est tenue.
En résumé, Andry Rajoelina n’a pas raison…car il en est dépourvu. Il ignore complètement les conséquences de ses actes et pour ainsi dire s’en fiche complètement.
Bien sûr qu’on peut se passer des bailleurs, bien sûr qu’on peut se passer de la communauté internationale…mais pour ça il faut avoir planifié, préparé, s’être assuré que les ressources matérielles et humaines soient disponibles, anticiper les imprévus possible….avoir une rigueur méthodique quoi.
Mais…quand on voit la façon avec laquelle ils ont pris le pouvoir et “conduisent” le pays, comme moi, vous mettrez en doute cette “rigeur”.
La souveraineté nationale c’est bien mais il faut aussi apprendre à ne pas péter plus haut que son cul. Un pays classé 143ème sur 172 en terme d’IDH peut-il claquer la porte aux Institutions de Bretton Woods et au G8 du jour au lendemain ? Cela m’étonnerait. Pourquoi ?
Parce que le “système” est justement conçu pour “broyer” les récalcitrants. Si Rajoelina continue sur sa lancée voici ce qu’il va se passer et sans jouer les cassandre :
- Le pays ne pourra plus faire face à ses obligations financières et Bretton Woods va enfoncer le couteau dans la plaie : la note chez COFACE va plonger en flèche…comment faire des affaires et trouver des financements quand on est considéré comme “non bancable” ?
- Faute de financements, il y aura pénurie de devises car ceux qui exportent prennent bien soin de laisser leurs devises à l’étranger. Compte tenu du fait qu’on est ultra dépendant aux importations, les prix vont flamber et bye bye le (maigre) pouvoir d’achat. C’est pas grave pour vous mais moi je me rappelle qu’à une certaine époque on ne trouvait pas de pièces pour les voitures, les tracteurs, on avait une pénurie de médicaments, de carburants => toute l’économie sera paralysée ou au ralenti
- A part les mafieux, peu de gens investiront à Madagascar, et ceux qui y sont déjà vont certainement partir (ex : fin AGOA).
- On pourrait augmenter les impôts c’est vrai mais une monnaie de singe reste une monnaie de singe… et personnellement si moi je rechigne à ce qu’on me prenne 25% de mon salaire pour financer le Glande Cruiser de ces messieurs de la HAT, essayez d’imaginer la “population active” du pays. Après tout, Tsiranana ne s’est-t-il pas fait éjecter parce qu’il a voulu lever un impôt sur les paysans ?
En définitive, en ne respectant pas les Accords de Maputo, non seulement Andry Rajoelina nous (et quand je dis nous, je parle de Madagascar) fait revenir à la case départ du 17 Mars mais également…en 1972, à la révolution communiste.
Fermeture du pays, investissement zéro, pénuries à gogo, nationalisations pour les apparatchiks…ouep à ce rythme on risque de revenir à l’ère Communiste dont on s’est extirpé.
Pas d’investissement a dit le père Benja, No Problemo !
Si je vous dis qu’on a rien investi dans JIRAMA dans la production d’énergie depuis les années 70 justement et que c’est à cause de ça qu’aujourd’hui l’électricité est si chère et qu’on a des délestages ? HaHa, no problemo mon cul ouais.
“Les décisions d’aujourd’hui auront de lourdes conséquences pour le lendemain”…mais bon on s’en fout car demain, ces messieurs ne seront plus là. Mais moi, mais vous ? Vous vous êtes vous penchés sur la question ?
Off course, on ne ressent pas forcément les effets positifs des financements extérieurs, par contre quand ton essence va passer de 2700 Ar à 5000 Ar, ta seconde de communication à 60 Ar TTC, tu sentiras les effets “négatifs” de cette absence de financement. (voir photo de l’édito d’elman).
Une retranscription d’une de mes conversations vous éclairera sur la situation actuelle :
“Elman, où on va ? “
“Chai pas Nj…mais on y va !”
“Yeaaaah!”


